Menu sans viande à Lyon : on met les pieds dans le plat

Depuis le 22 février 2021, les politiques se prennent le chou. Pourquoi cette fois ?

Eh bien les cantines lyonnaises ont décidé de proposer un menu unique aux élèves, afin d'accélérer le service de restauration et de respecter au mieux le nouveau protocole sanitaire contre le Covid-19. Pour cela, l'écologiste Grégory Doucet, Maire de Lyon, a eu l'idée de supprimer la viande « pour correspondre au goût du plus grand nombre » et ainsi « fluidifier les repas » . Astucieux ? Pour certains, c'est la fin des haricots !


Depuis, chacun ramène sa fraise et les arguments fusent contre cette décision jugée « idéologique ». Alors face à la polémique, on a voulu savoir si les politiques nous racontaient des salades. Pour cela, on a épluché les arguments listés dans l'article de France Info. Attention, il y a du pain sur la planche !


1. C'est une mesure idéologique : bœuf bœuf


D'après la droite lyonnaise, c'est de l'idéologie que l'on sert dans les cantines de la ville. L'élue LR Béatrice Montille affirme que « La majorité écologiste profite de la crise sanitaire pour faire passer des mesures idéologiques sans aucune concertation ». Quant au président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, il en a gros sur la patate. Il dénonce une « tentation totalitaire d'un courant de pensée qui veut imposer ses options à tous par la contrainte ». Le Ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a quant à lui ajouté son grain de sel en taxant cette mesure d'« idéologie scandaleuse » sur Twitter.


Curieux, Gérard Collomb, très proche d'Emmanuel Macron et ancien maire de la ville de Lyon, n'avait pas reçu le même accueil lorsqu'il avait opté pour cette mesure lors de la première vague épidémique. Encore plus curieux, ce même Gérard Collomb a rejoint la manifestation des agriculteurs organisée à Lyon pour protester contre la décision de Grégory Doucet, le 22 février. De quoi faire monter la mayonnaise dans cette chamaillerie politique.


Mais du coup, idéologie ou pragmatisme cette décision ? Peu importe, quand on parle de viande en France, on marche sur des œufs. Alors que l'argument écologique était avancé en 2019 par plusieurs mères de quartiers populaires, lesquelles dénonçaient la qualité de la viande dans les cantines et demandaient une alternative végétarienne, celles-ci avaient été accusées de « communautarisme », comme l'explique cet article de Reporterre.


Pourtant, depuis novembre 2019, le gouvernement oblige les cantines scolaires à proposer un menu végétarien au moins une fois par semaine – règle déjà appliquée par la commune de Tourcoing, où Monsieur Gérald Darmanin est d'ailleurs toujours élu local. Alors pour