En dessert, vous reprendriez bien un peu de plastique ?

Publiée le 11 juin 2019, une étude commandée par WWF à l'université de Newcastle en Australie a évalué la quantité de plastique que nous ingurgitons chaque semaine, et ce, que vous mangiez bio, vegan, flexitarien ou carnivore.


Savez vous que le plastique adore jouer aux poupées russes ? Avec le temps, le plastique se désagrège en petits morceaux qui a leur tour se désagrègent en petites particules, et ainsi de suite. A la fin, nous obtenons des micro-particules invisibles à l’œil nu et bien décidées à voyager ! Par exemple, sur les sites d'enfouissement, elles sont emmenées par les pluies et se retrouvent dans les nappes phréatiques. On estime qu'à terme, elles n'auront oublié de visiter aucun endroit du globe.


© Choisis ta planète _ Madagascar, 2014

Résultat ?

Nos aliments sont riches en plastique, et en particulier ceux en provenance des milieux marins, tels que les fruits de mer, qui filtrent des milliers de litres d'eau de mer chargée en plastique ou encore le sel marin.


Mais ce n'est pas tout, ces particules ont tellement la bougeotte qu'elles commencent à se balader bien avant d'être un déchet. Elles se détachent par exemple des parois des bouteilles en pastique ou encore des emballages qui confinent nos aliments. Nous comprenons alors que notre appareil digestif fait parti des lieux que le plastique aime visiter, d'autant que, facilement portées par le vent, nous respirons également des poussières de plastique.


© Choisis ta planète _ Madagascar, 2014

En combinant les résultats de plus de 50 études sur l’ingestion humaine de plastique, l’université de Newcastle en Australie évalue ainsi à 5 grammes le poids des particules de microplastiques que chaque homme avalerait chaque semaine, soit l'équivalent... d'une carte bleue !


Le plastique que nous avalons devrait logiquement ressortir, c'est la bonne nouvelle. Cependant, nous manquons de recul pour connaître les effets de cette visite constante dans notre organisme. Les études d'impact démarrent seulement alors qu'il est utilisé dans notre quotidien depuis les années 60. Le point d'interrogation repose sur « les propriétés physico-chimiques du plastique qui lui permettent d’adsorber certains contaminant » explique à RTL, Muriel Mercier Bonin de l'Inra qui participe au premier programme de recherche européen sur le sujet. "Peut-être que, en véhiculant dans l'organisme ces contaminants, il peut y avoir des effets sur l'intestin, le foie, le cerveau", c'est ce que nous ignorons.

En 2025, l’océan contiendra 1 tonne de plastique pour 3 tonnes de poissons. Il est donc facile de comprendre la nécessité de ne plus laisser le plastique se retrouver dans la nature. Mais comme ces microparticules ne peuvent être contenues et commencent leur voyage dès la fabrication de l'objet, la seule solution efficace reste de bannir l’utilisation du plastique. Ce pouvoir repose sur les épaules du consommateur ! Si notre porte monnaie se tourne vers des solutions alternatives, rapidement les producteurs changeront pour garder leur part de marché.



Pour aller plus loin ? Découvrir l'article sur les alternatives au plastique !


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